C’est le printemps !
La lumière est plus chaude, les fleurs montrent leurs boutons et s’épanouissent, les oiseaux au couleurs et forment variées répondent aux sifflements de Matthieu, l’arbre dans la cour perds ses feuilles et de nouvelles poussent rouges remplissent la vue depuis mon atelier. Les feuilles se ramassent inlassablement, j’ai l’impression d’être comme au temple de Chiangmai, une sorte d’acte méditatif journalier.
Les champs commencent à se colorer, les grands chapeaux chinois se retrouvent à s’y activer. Les propriétaires de notre maison, qui travaillent dans les champs, semblent avoir moins de temps pour passer nous voir à l’improviste quand on dort tôt le matin ou durant la sieste…
Nous suivons l’activité du mouvement des Colibris en France (http://www.colibris-lemouvement.org/ à suivre si vous ne connaissez pas) et ça nous inspire encore plus pour vivre localement. Après avoir découvert la possibilité de se fournir en lait frais chez la voisine du dessus, nous avons trouvé une vieille mamie sourde et souriante qui nous fourni des œufs avec les jaunes les plus gros et orange que je n’ai vu en Chine. Nous nous apprêtons aussi à cultiver un peu notre mini jardinet.
Ce mini jardinet commence à prendre forme avec la terre que Matthieu a récupéré chez des voisins qui creusent une fausse septique. Nous y avons déjà planté des plantes récupérées à droite à gauche, de la citronnelle que nos amis nous ont fraichement ramené du Laos, et de la Misère violette, bouture de celle de Pékin que ma cousine avait amoureusement fait proliféré !